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La place de La NRF dans les lettres
françaises et européennes dans la première moitié du XXe siècle
À la Fondation des Treilles à Tourtour
Du 16 au 21 mars 2009
Programme

Mardi 17 mars 2009, matin
Introduction
Par Antoine Gallimard

André Gide avant La NRF
Par Peter Schnyder

André Gide. La NRF au cœur, au cœur de La NRF
Par Pierre Masson

Mardi 17 mars 2009, après-midi
Jean Schlumberger : l’amitié ou l’âme de la revue
Par Pascal Fouché

L’odyssée des premières années de La NRF : Copeau à la barre
Par Claude Sicard

Mercredi 18 mars, matin
Ramón Fernandez
Par Dominique Fernandez

Albert Thibaudet à La NRF : « l’outsider du dedans »
Par Michel Leymarie

Aux origines de La NRF et de La Recherche du temps perdu : étonnantes rencontres d’idées
Par Luc Fraisse

Mercredi 18 mars, après-midi
La collaboration d’André Lhote à La NRF ou la critique d’art envisagée par un peintre
Dominique Bermann Martin

Jean Paulhan ou le critique
Par Patrick Kechichian

Jeudi 19 mars 2009, matin
Le Riche Amateur et La NRF (Valery Larbaud)
Par Roger Grenier

Crémieux critique de La NRF
Par Catherine Helbert

De Jacques Rivière à Jean Paulhan
Par Bernard Baillaud

Jeudi 19 mars 2009, après-midi
Jean Paulhan : une empreinte sur la revue
Par Bernard Baillaud

La NRF, une revue aux Éditions
Par Alban Cerisier

Vendredi 20 mars 2009, matin
La NRF face aux avant-gardes
Par Robert Kopp

Le Cahier de revendications à La NRF (décembre 1932) : un essai de non-orthodoxie politique
Par Laurent Gayard

Pierre Drieu La Rochelle et La NRF
Par Julien Hervier

Vendredi 20 mars 2009, après-midi
Regards sur les littératures étrangères
Par Peter Schnyder

Conclusion
Par Alban Cerisier

Le centenaire de La NRF – la revue la plus influente après la Revue des deux mondes, fondée en 1829 – a donné lieu à une série de publications, d’expositions, de colloques. Celui des Treilles, organisé par Alban Cerisier, Jean-Pierre Dauphin, Robert Kopp et Peter Schnyder, est de loin le plus prestigieux. Les contributions débouchent non pas sur une simple publication d’actes, mais sur un livre qui fait le point de la recherche actuelle et apporte toute une série de documents inédits. Il paraît le 1er octobre 2009 aux Éditions Gallimard, dans la collection « Les Cahiers de la NRF ».

Ce colloque, qui a bénéficié à la fois de la présence de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Antoine Gallimard, a balayé l’histoire intellectuelle et littéraire de la première moitié du XXe siècle. Nous nous sommes volontairement arrêtés en 1943, date de la disparition de la revue que Gaston Gallimard avait sacrifiée aux Allemands, en la confiant malgré lui à Drieu la Rochelle, pour sauver la maison d’édition. L’histoire de La NRF à partir de 1953, date de sa reparution après huit années d’interdiction, fera l’objet d’autres investigations. Ce qui n’a pas empêché les participants du colloque de rattacher les problématiques étudiées à celles d’aujourd’hui.

Le parcours du colloque a été chronologique. Peter Schnyder a étudié « Gide avant La NRF » ; il a brossé un tableau des très nombreuses revues auxquelles l’auteur de Paludes a collaboré au tournant du siècle, défini leur place dans le paysage littéraire et précisé leur impact. Pierre Masson, Pascal Fouché et Claude Sicard ont analysé le rôle des pères fondateurs (Gide, Schlumberger, Copeau) s’appuyant à chaque fois sur des documents inédits ou peu connus. Dominique Fernandez, Michel Leymarie et Catherine Helbert ont précisé l’apport des critiques les plus marquants, Ramon Fernandez, Albert Thibaudet et Crémieux. Roger Grenier et Luc Fraisse ont étudié à nouveaux frais le rôle de Valery Larbaud et de Proust, deux auteurs qui, sur les marges de la revue, ont exercé une influence décisive et ont reçu en retour de la revue d’importantes impulsions. Bernard Baillaud et Patrick Kechichian ont élucidé les rôles respectifs de Rivière et de Paulhan à la tête de la revue. Julien Hervier a précisé celui de Drieu la Rochelle. Alban Cerisier a analysé les rapports compliqués et parfois conflictuels entre la revue et le comptoir, puis la maison d’édition qui en sont sortis en 1911. Robert Kopp a étudié le dialogue que la revue a entretenu avec les avant-gardes, dialogue qui permit à la revue non seulement de préciser ses positions mais d’infléchir le cours même de ces avant-gardes. Parmi elles le cubisme, étudié à travers André Lhote par Dominique Bermann Martin qui a précisé la place de la critique d’art dans la revue. Laurent Gayard a analysé les « cahiers de revendications » de 1932, qui marquent une étape importante dans l’histoire politique de la revue. Peter Schnyder s’est penché sur les orientations étrangères de la revue et Alban Cerisier, en guise de conclusion, a parcouru la production de La NRF dans les années 1960 et 1970, essayant de déceler quels furent les points de rupture et de continuité avec les débats des périodes antérieures.

Les débats ont été particulièrement fructueux parce que toutes les contributions se sont appuyées sur les recherches récentes des participants qui ont ainsi eu l’occasion de mettre à l’épreuve leurs works in progress.